Shell Belgian Grand Prix 2013

Photos prises par Rémy et Jonathan pendant leur séjour sur le mythique circuit de Spa-Francorchamps pour le « Shell Belgian Grand Prix 2013 » de Formule 1. Comme évoqué par Rémy : « une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie ! ».

Arrivé Jeudi à 11h. Les commerçants montent leurs tentes, peu de personnes sont présentes à cette heure. J’apprends que les grilles ne s’ouvriront qu’à 15h pour la séance de dédicaces dans la pit-lane. On se place de manière apparemment optimale. On passe la première barrière, tout le monde se met à courir comme des dératés. Du coup, on se retrouve en plein dans le peloton. La course vers la pit-lane se révèlera périlleuse, tout le monde court à fond pour se placer devant les paddocks de sont écurie favorite. Ben aucun de nous n’a réussi à avoir une signature. Pendant l’attente, nous avons eu droit à des entraînements aux pits. C’est impressionnant, ça claque très fort, chacun a son utilité, ça va très très vite.

2ème jour, arrivé un peu avant 8h. Il fait froid et brumeux, peu de monde, une fois encore. Mais les gens ne tarderont pas à envahir la butte du virage de Bruxelles ainsi que le reste du circuit.

Les F1 s’élancent pour la première séance d’essais libres. Le son est hallucinant. La boîte de vitesse claque très fort à chaque rapport, ça monte haut dans les tours. 3 écuries m’ont cependant intrigué : les Caterham, les Williams et les Red Bull, lorsque les pilotes lâchent les gaz, ça mitraille, comme en 2011. Probablement moins qu’en 2011 (jamais entendu), mais quand même, c’est remarquable, ça gronde clairement. On a également noté une différence de sonorité entre les passages de rapport d’Alonso et ceux de Massa : c’est « clean » chez Nando alors que ça claque fort sur la F138 de Félipé.

La 2ème séance d’EL sera plus impressionnante du fait des températures supérieures et le soleil, la piste étant un peu humide le matin.

3ème jour, arrivé à la même heure, encore plus de gens que la veille. Les EL3 se révéleront assez sympathiques à voir. Les écuries n’ont pas du tout la même notion d’essais : les Lotus, les Williams et les « GP2 » sont très souvent en piste. A contrario, les Ferrari sortent rarement. Alonso a tourné un peu plus que Massa, mais la fréquence de sortie reste bien inférieure aux Lotus. Peut-être est-ce pour préserver la mécanique pour les courses …

Vient le temps des qualifications. La météo se joue des écuries. La piste évolue à vue d’œil, ça sèche vite. La fin de Q2 s’est révélée palpitante, la Q3 hallucinante. Lorsqu’on a vu Di Resta sur la piste au tout début, et que la pluie s’est invitée juste après, on s’est dit « Paul à la pôle ». Dès l’instant où Rosberg, à 2 minutes de la fin, a explosé le temps de DIR, toutes les cartes ont été redistribuées. Ça a bien crié dans la foule lorsque Vettel aka Blondie a fait son temps, et juste derrière PAN ! Hamilton fait mieux, et là ça a hurlé de partout. Alonso rate le tour rapide qui l’aurait fait décoller plus haut sur la grille pour un rien.

4ème jour, c’est le grand jour. On décide de décoller de Liège avant 6h pour arriver à Spa avant 7h. Il faut croire que tout le monde a pensé pareil car arrivés sur place, il y a déjà plus de 100 personnes devant les grilles à Bruxelles. Heureusement, nous avons sympathisé avec d’autres fans de F1 sur place, et heureusement qu’ils nous ont gardés un petit espace pour poser nos sièges, sinon c’était mort !

La parade des pilotes s’élance, on peut suivre tout ce qui se passe sur l’écran géant en face de nous. Ils saluent les gens, c’est assez sympa à voir, d’autant plus qu’ils roulent dans de belles anciennes.

14h, l’heure H, la minute M, la seconde S. C’est parti, les pilotes s’élancent pour le tour de formation. Ca rupte de partout, on les voit chauffer leurs montures.

Les feux rouges s’éteignent, c’est parti ! Ca bataille dans tous les sens, les disques sont rouges sur pas mal de voitures. On voit que ça persiste sur l’E21 de Kimi. Sur l’écran, on aperçoit la poussière de carbone sortir de la jante avant gauche. Quelques tours plus tard, abandon sur problème de frein. Probablement une mauvaise répartition (trop d’avant). On aura quand même vu un beau dépassement de sa part sous nos yeux. Alonso a le feu, il remonte tout le monde, il passe Grosjean sous nos yeux, l’ambiance est folle !

Vettel, quant à lui, a géré sa course à partir du 25ème tour environ, on a vu qu’il ne poussait plus aussi fort qu’au début de course. Hamilton est déchainé, les STR tournent bien. Victoire de Vettel, Alonso a assuré tout ce qu’il pouvait. Bref, un bon GP. Clairement, Hamilton et Alonso ont le public dans leur poche, Vettel un peu moins.

Ah, j’allais oublier, pour faire Spa-Liège : 3h30 en ne prenant presque pas l’autoroute.

Une expérience exceptionnelle, à vivre au moins une fois dans sa vie, tellement c’est intense.